imaginez que vous êtes une fourmi
par vos antennes, yeux, pattes, odorat, chimie molléculaire, vous percevez, une partie de votre corps visible, et avez conscience du reste par la pesanteur, la resistance, bref vous êtes conscient des énergies aussi (musculaires, nerveuses, qui circulent en vous) il y a aussi le soleil qui frappe votre enveloppe chitineuse, sa chaleur
vous savez: “ceci est moi, ma volonté commande les différentes parties de ce corps, je commande à mes pattes de saisir le bout de feuille comestible, que j’ai reconnu par l’odorat, et mes pattes saisissent le bout de feuille, ou bien la graine, je commande à mes pinces de couper encore ce bout de feuille, et oh! miracle, mes pinces coupantes s’activent tels des sécateurs, et recoupent encore le bout de feuille,
Une autre idée est que pour vous fourmis, l’univers que vous percevez n’est pas plus immense que celui que nous autres humains perçevons, il est à votre échelle, l’échelle des distances de la bulle perceptive n’est pas relative à la place que nous occupons ni à notre taille, et pourtant, un homme perçoit une fourmi comme un être minuscule, et la fourmi si elle nous distinguait d’un arbre dans son univers, ce qui n’est pas très sûr,mais admettons, et bien nous sommes des géants pour elle!
Mais mon but n’est pas le comparatisme, tout ce que je veux dire est que dans cet être minuscule, il y a autant de conscience qu’en nous géants, et également beaucoup de savoir-faire