imaginez que vous êtes une fourmi
par vos antennes, yeux, pattes, odorat, chimie molléculaire, vous percevez, une partie de votre corps visible, et avez conscience du reste par la pesanteur, la resistance, bref vous êtes conscient des énergies aussi (musculaires, nerveuses, qui circulent en vous) il y a aussi le soleil qui frappe votre enveloppe chitineuse, sa chaleur
vous savez: “ceci est moi, ma volonté commande les différentes parties de ce corps, je commande à mes pattes de saisir le bout de feuille comestible, que j’ai reconnu par l’odorat, et mes pattes saisissent le bout de feuille, ou bien la graine, je commande à mes pinces de couper encore ce bout de feuille, et oh! miracle, mes pinces coupantes s’activent tels des sécateurs, et recoupent encore le bout de feuille,
Une autre idée est que pour vous fourmis, l’univers que vous percevez n’est pas plus immense que celui que nous autres humains perçevons, il est à votre échelle, l’échelle des distances de la bulle perceptive n’est pas relative à la place que nous occupons ni à notre taille, et pourtant, un homme perçoit une fourmi comme un être minuscule, et la fourmi si elle nous distinguait d’un arbre dans son univers, ce qui n’est pas très sûr,mais admettons, et bien nous sommes des géants pour elle!
Mais mon but n’est pas le comparatisme, tout ce que je veux dire est que dans cet être minuscule, il y a autant de conscience qu’en nous géants, et également beaucoup de savoir-faire
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Un lien: “Connaissance de soi”
Ce site: Connaissance de soi est vraiment excellent pour ceux qui aiment la philosophie introspective sans continuelles références à Platon ou hegel, ou à un système, sans grands mots, mais avec un regard aigu, sur nos joies et misères, et une capacité à l’ingénuité, la fraîcheur Merci Jigé (j.g)
Mâyâ (l’illusion fondamentale) et son rapport au Tao /épisode 1er
C’est au fil d’une conversation avec un ami, que, fasciné par le récit qu’il me fait d’une aventure/galère lui étant arrivé autrefois, et encore plus fasciné par les expressions changeantes de son visage au fur à mesure qu’il revoit et revit la scène, que je constate que le visage habituel que je perçoit de mon ami, se modifie au point qu’il y a comme un changement d’identité:
à un moment, il se met clairement à ressembler à Clint Eastwood (ce qui colle d’autant plus que l’aventure qu’il me narre s’est passé en Floride et met en scène quelques personages typiques de la vie américaine), puis toujours selon les émotions induites en lui qui raconte, en moi qui écoute, son visage devient un mix entre celui de Clint, et le sien propre, et quelque fois lorsqu’il pause un peu son récit, cherche ses mots…,il revient vraiment à son propre visage, et il y a tous les états intermédiaires entre ces 3 visages assez différents, plus d’autres visages inconnus de moi, mais qui doivent correspondre soit à des personnes ayant participé à la scène, soit à des personnes/archétypiques de son psychisme (parents, amis, etc…).
Pendant que je l’écoutais et regardait cette Mâyâ en action,(Mâyâ traduit souvent par: magie), je pensais que nous vivons bien dans cet entre-deux, cet état intermédiaire (bardo en tibétain), cet “entre-deux morts & renaissance” qu’on appelle Vie.
Je me suis aussi dit ce que je vivais là était une preuve immédiate du fait que les apparences sont donc bien le reflet, la projection du mental, que:
Tout est esprit
Voir article Wikipédia sur la Mâyâ ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A2y%C3%A2
La Beauté selon un chant Navajo
La beauté devant moi fasse que je marche
La beauté derrière moi fasse que je marche
La beauté au-dessus de moi fasse que je marche
La beauté au-dessous de moi fasse que je marche
La beauté tout autour de moi fasse que je marche
Strophe du Kledze Hatal
chant shaman Navajo